« Si on a cette crise de la dette, c’est parce qu’on s’est privés de recettes en arrêtant de taxer les plus riches en attendant le ruissellement. Conséquence : les plus riches se sont beaucoup enrichis, on n’a pas eu le ruissellement, et on a une dette qui a explosé »
Thomas Piketty propose un nouvel impôt de solidarité nationale qu’il veut soumettre par référendum : « je pense que cela pourrait débloquer la situation ». Passer par référendum permettrait aussi d’échapper à une censure du Conseil constitutionnel qui pourrait juger ces impôts comme confiscatoires.
Le dispositif cumulerait deux prélèvements, pour 800 milliards d’euros au total : une taxe de 50 % sur tous les enrichissements supérieurs à 100 millions d’euros entre 2017 et 2027, qui rapporterait 400 milliards, et une taxe de 5 % à partir de 2027 au-delà de 100 millions, et de 10 % au-delà d’un milliard, qui en rapporterait autant. Un total qui dépasse largement la proposition de Gabriel Zucman : « Les enjeux sont bien plus importants qu’une taxe à 2 %. »
Pour empêcher l’exil fiscal, Thomas Piketty suggère de verrouiller l’exil fiscal en indexant l’impôt sur le nombre d’années passées dans le pays : « Concrètement, vous avez passé vos 60 premières années en France, vous partez en Suisse à 61 ans. Très bien, vous continuez de payer 60/61es de l’impôt, puis 60/62es », a-t-il détaillé, afin d'émousser l’attrait de l’exil. « Il faut que le contrat social soit respecté. Sinon, comment voulez-vous que les classes moyennes et les classes populaires acceptent de contribuer ? »

























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