Ceuta est une ville autonome espagnole située sur la côte nord de l'Afrique, frontalière avec le Maroc.
Quelque 60.000 migrants, en majorité des jeunes Marocains, sont arrivés à Ceuta, en l'espace de deux ou trois jours.
Vendredi soir, le gouvernement espagnol a assuré que "la quasi-totalité" des migrants arrivés ces derniers jours étaient déjà retournés au Maroc.
Les raisons de cet afflux inédit ?
Un différend entre le Maroc et l’Espagne au sujet des deux enclaves espagnoles revendiquées par le Maroc qui, donc, a laissé volontairement ses frontières ouvertes.
Les images de cet afflux de migrants à Ceuta ont provoqué des réactions au sein de l'Union européenne, notamment de la part de la droite et de l'extrême droite, sur le sujet des contrôles aux frontières de l'espace Schengen. Dès jeudi, l'Italie avait annoncé vouloir suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, avec le soutien de la Finlande et du Danemark.
Mais l'entrée irrégulière à Ceuta ne confère pas le droit de rester en Espagne, ni de gagner la péninsule, ni de voyager librement en Europe (directive Schengen ACTE FINAL, III, 1, (a))
L’Europe s’inquiète aussi du vaste plan espagnol de régularisation des sans-papiers (1,2 million de demandes ont été déposées par des étrangers en situation irrégulière). Ces demandeurs une fois régularisés iront dans les autres pays de l’UE, qui voient d'un mauvais œil la façon, un peu cavalière de l’Espagne, de se débarrasser de son problème migratoire.























